Analyse réflexive
Omer Fontaine
A00127979
Présenté à Mme. Nicole Lirette Pitre, professeure
de Didactique de chimie et physique EDDS 4545
Faculté des sciences de l’éducation
Université de Moncton
Le 7 avril 2008
1. Description du déroulement de l’activité
Premier cours :
Pendant le premier cours, nous avons enseigné à l’aide d’une présentation PowerPoint. Dans la phase de modelage, nous avons présenté le plan du cours. De plus, on a fait appel aux connaissances antérieures des élèves, lors une petite discussion en groupe classe sur le frottement. Les élèves ont très bien participé à la discussion. Ensuite, on a enseigné les concepts des forces de frottement et des coefficients de frottements. Lors de cet enseignement, nous avons donné beaucoup d’importance à l’influence de la force normale (N) et du coefficient (µ) dans la formule de la force de friction. Afin de toucher le plus d’intelligence et d’élève possible, nous avons fait la démonstration de quelques situations concrètes d’utilisation de la force de frottement. La première des démonstrations, démontrait l’influence de la force normale. La seconde, démontrait l’influence des coefficients de frottements dans la force de friction. Tout au long de notre enseignement, on a posé des questions aux élèves pour vérifier leur compréhension et leur attention par rapport à notre enseignement.
Lors de la pratique guidée, nous avons demandé aux élèves d’effectuer en groupe classe un exercice au tableau. Les élèves participaient activement à la résolution du problème, car ils disaient à l’enseignant leurs stratégies de résolution. Après cet exercice, on a donné aux élèves le choix de deux feuilles de travail qui étaient différenciées selon leurs intérêts, c’est-à-dire, une feuille sur les véhicules moteurs et l’autre sur les sports. Pendant la période de travail, on circulait dans la classe pour vérifier la qualité de la compréhension des élèves. On a aussi donné de l’enseignement individualisé aux élèves qui éprouvaient des difficultés.
Deuxième cours :
Dès le début de cours, nous avons fait la présentation du plan et un retour sur la matière du cours précédent en résolvant un exercice en groupe classe. Par la suite, nous avons présenté aux élèves une problématique au sujet de parachutiste, afin de les mettre en déséquilibre cognitif. De plus, nous voulions susciter l’intérêt des élèves envers le frottement dans les fluides. Nous avons poursuivi notre cours en expliquant la nouvelle matière : frottement dans les fluides et le principe de Bernoullie. Lors de l’explication de ces concepts, nous avons fait une petite démonstration du frottement dans des liquides de viscosités différentes. On laissait tomber simultanément deux pièces d’un sou dans deux bouteilles différentes, une avec de l’huile et l’autre avec de l’eau. Par la suite, nous avons discuté avec les élèves de certaines conséquences de ces principes, telles que le concept de la vitesse limite d’un corps en chute libre. Avant de commencer la période de travail, nous sommes revenues sur notre problématique. De plus, nous leur avons donné une série d’exemples de la vie courante, afin qu’ils comprennent les utilités de ces concepts. Les élèves ont alors poursuivi avec une série de questions sur les applications concrètes. Finalement, ils sont mis au travail en complétant leurs feuilles d’exercices fournies dans la période précédente, à l’ajout de quelques exercices sur les nouveaux concepts appris.
- Analyse de résultats portant :
Sur le rôle de l’élève – ses apprentissages, ses réactions, ses questions, etc.
Lors de mon enseignement, j’ai remarqué que la majorité des élèves désiraient avoir un rôle actif dans leur apprentissage, mais ils voulaient être encadrés par l’enseignant. Ils donnaient leurs idées et leurs opinions sur les stratégies que nous leur avions proposées, mais ils ne semblaient pas enthousiastes à découvrir eux-mêmes celles-ci. Par exemple, ils nous demandaient : Qu’elle est la meilleure façon de commencer ce problème? Ils ne voulaient pas prendre la chance de commencer eux-mêmes les problèmes des feuilles de travail.
À la suite de notre animation, je pense que la majorité des élèves avaient atteint le résultat d’apprentissage, c'est-à-dire ils seront en mesure de résoudre des problèmes qui nécessitent des calculs reliés aux coefficients de frottement statique et cinétique. Lors de l’enseignement, ils ont démontré un intérêt particulier face aux exemples que je leur donnais, c’est-à-dire, ils me demandaient pour avoir d’autres exemples. Ils me posaient aussi beaucoup de questions sur le fonctionnement de nos concepts dans des circonstances différentes de celles que nous avions vues. De plus, les questions qu’ils me posaient étaient surtout de niveau cognitif supérieur, c’est-à-dire, ils me demandaient si leurs hypothèses et leurs suppositions étaient bonnes.
Votre rôle comme animateur et guide – ce que vous avez fait, vos apprentissages, vos perceptions, votre animation, votre questionnement des élèves, etc.
Je pense que la méthode d’enseignement que nous avons choisi pour notre animation, c’est-à-dire explicite. Nous donnait surtout un rôle de guide dans l’apprentissage des élèves. On leur donnait surtout des pistes d’apprentissage et des exemples de stratégies, afin qu’ils puissent former leurs propres stratégies. De plus, on répondait à leurs questions en leur demandant des questions, afin qu’ils puissent eux-mêmes arriver à leur réponse, car très souvent ils sont incertains de leurs compétences.
J’ai appris lors de mon animation en classe que j’avais une facilité à répondre aux questions des élèves, car je possédais des bonnes connaissances dans le domaine de la physique newtonienne. De plus, j’ai réalisé qu’il était beaucoup plus facile d’enseigner à des élèves qui ont le coût d’apprendre, c’est-à-dire des élèves qui ont choisi d’être dans un cours option.
Lors de cette expérience, j’ai perçu l’enseignement de la physique comme une tâche plutôt complexe. Elle est très souvent abstraite, c’est-à-dire elle ne peut pas être expliquée à l’aide de dessin ou d’exemple. Par exemple, on doit expliquer le coefficient statique maximum d’un objet qui repose sur une surface. De ce fait, il est parfois difficile pour un enseignant de savoir comment les élèves perçoivent ses explications. Il est alors important que l’enseignant pose beaucoup de questions aux élèves. De plus, il est difficile pour moi de voir comment il est possible d’utiliser le processus d’enquête dans tous les apprentissages, car la physique est parfois extrêmement abstraite.
À la suite du visionnement de la vidéo, je trouve que mon animation s’est très bien déroulée. J’avais de la facilité à m’exprimer et à répondre aux questions des élèves. De plus, je posais beaucoup de questions aux élèves pour voir leur compréhension et aussi pour les pousser à se questionner davantage. De plus, j’ai été surpris de voir le niveau de questionnement des élèves. Ils essayaient toujours de comparer plusieurs situations. Par exemple, ils se demandaient pourquoi les autos atteignent une vitesse limite. Il aurait été intéressant d’intégrer davantage le processus d’enquête dans notre enseignement, mais je me demande comment cela aurait été possible avec un contenu de ce genre.
Sur qu’est-ce que ce projet vous a donné en termes de formation didactique?
Premièrement, j’ai appris que pour enseigner efficacement à des élèves, il faut être constant dans nos procédures de résolutions. Par exemple, on doit toujours faire la somme des forces en « x » et en « y » avant de commencer la résolution d’un problème utilisant la physique newtonienne. J’ai remarqué ceci lors de la résolution d’un exercice en groupe classe. Les élèves ne comprenaient pas les procédures de résolution de mon collègue, car ils ne procédaient pas de cette façon habituellement avec leur enseignant.
Deuxièmement, j’ai appris qu’il est important de vérifier et de revérifier les problèmes qu’on assigne aux élèves, car les erreurs s’y glissent facilement. Par exemple, lors de notre enseignement, quelques erreurs étaient présentes sur nos feuilles d’exercices. Nous avons alors été obligés de faire les corrections en salle de classe.
J’ai aussi appris que j’avais de la facilité à faire des liens entre la matière enseignée et la vie de tous les jours. De ce fait, je donne beaucoup d’exemples d’application réelle des concepts dans mon enseignement. Il est important pour moi de faire beaucoup de liens entre les concepts enseignés et la vie quotidienne, car ils permettent aux élèves de voir l’utilité de leurs apprentissages. De plus, les élèves ont tendance à mémoriser davantage les concepts qui leur seront utiles dans le futur.
Pour conclure, j’ai pris conscience que mon enseignement était surtout basé sur des questions d’application. Par exemple, je demande très souvent aux élèves de transférer et d’utiliser des données et des principes pour résoudre un problème. Il serait avantageux pour moi d’utiliser différents niveaux de questionnement dans mon enseignement, car elles permettent aux élèves de développer différents niveaux cognitifs.